Les séismes
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Les sociétés face aux risques
Documents nécessaires
Occuper et aménager la Terre. Géographie, seconde. Éditions Belin, 2001. Collection Rémi Knafou.

Introduction
Confrontées depuis toujours aux violences de la nature - inondations, séismes, éruptions volcaniques - les sociétés humaines ont dû plus récemment apprendre à composer avec de nouveaux risques directement ou indirectement liés au développement des technologies modernes : risques industriels et technologiques, risques sanitaires…

Problématique 
À quels types de risques les sociétés peuvent-elles être confrontées ? Y font-elles face de façon égale ?

Étude de cas
Le tsunami en Asie du Sud et du Sud-Est, 26 décembre 2004.

La Terre, planète à risques
On appelle risque majeur tout danger important menaçant un groupe humain, qu’il soit du fait d’une menace naturelle, risques naturels tels les séismes, ou du fait de l’action même de l’homme, risques anthropiques.

Des risques naturels variés
Les risques géologiques (liés aux mouvements de l’écorce terrestre).
– Les séismes et secousses telluriques d’ampleur exceptionnelle appelées couramment tremblement de terre. Exemples : le séisme de Kobe au Japon, en janvier 1995 et le séisme d’Izmit en Turquie, en août 1999.
– Les tsunamis. Exemple : voir l’étude de cas sur le tsunami du 26 décembre 2004.
– Les éruptions volcaniques, de type effusif ou explosif. Exemple : l’éruption du volcan La Soufrière sur l’île de Montferrat aux Caraïbes en août 1997.
– Les mouvements de terrain : écroulement ou chute soudaine d’une énorme quantité de matériaux, effondrement ou affaissement brutal d’un terrain sur lui-même, glissement de terrain.
– Liés aux dynamiques internes et externes de la planète, les risques naturels sont divers et peuvent être à l’origine de catastrophes naturelles très meurtrières.
Les risques climatiques (Voir documents 1 et 5, p. 220-221 du manuel.)
– Les inondations et crues torrentielles.
– Les cyclones appelés aussi typhons en Asie et hurricanes en Amérique du Nord et les ouragans ainsi que, à un degré moindre, les tempêtes, les tornades. Exemple: le cyclone Mitch en octobre 1998, le cyclone Jeanne en septembre 2004 en Amérique centrale et sur la côte ouest des États-Unis.
– La sécheresse et la désertification, processus entraînant la disparition de la vie végétale sur une portion d’espace terrestre. (Voir documents 3, p. 203 du manuel.)

Les sociétés humaines ont pourtant leur part de responsabilité dans leur vulnérabilité face aux risques naturels. En effet, certains aménagements et une forte pression anthropique amplifient les risques naturels spécialement dans les zones fragiles. Ainsi, la déforestation favorise les glissements de terrains et le ruissellement, les constructions en zone inondable amplifient les risques d’inondations. Certaines pratiques agricoles accélèrent l’érosion des sols ou la désertification, les activités touristiques multiplient les risques d’avalanches, l’érosion des plages et la dégradation des dunes, etc. (Voir documents 4, p. 191 et 197 du manuel.)

De plus en plus de risques liés aux activités humaines (risques anthropiques).
Depuis plus de deux siècles, les sociétés humaines ont multiplié les risques d’un genre nouveau. Si l’industrie, les transports et les hautes technologies ont été facteurs de développement et de progrès, ils offrent en contrepartie une gamme variée de risques anthropiques. (Voir document 2, p. 205 du manuel.)
– Les risques industriels et technologiques.
Les activités industrielles, le transport et le stockage de certains produits explosifs ou toxiques comportent de nombreux dangers pour les populations environnantes (incendies, explosions, intoxications, brûlures, radiations, etc.). Exemples : l’explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl en Ukraine en avril 1986, l’explosion de l’usine AZF à Toulouse en septembre 2001.
– Les risques sanitaires et épidémiologiques.
Exemples : l’épidémie de SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère), appelé également pneumonie atypique, apparu en Chine fin 2002 et propagé à l’ensemble de l’Asie orientale, la maladie de la vache folle ou ESB (encéphalopathie spongiforme bovine). (Voir documents 1 et 2, p. 207 du manuel.)
– Les risques environnementaux.
Les activités industrielles et agricoles, le transport et le stockage de produits dangereux peuvent affecter à plus ou moins long terme notre environnement. La pollution atmosphérique engendrée par les activités industrielles, les transports et le chauffage aggrave ainsi l’effet de serre. L’intensification des pratiques agricoles et la déforestation accélèrent l’érosion des sols et la désertification et menacent la biodiversité. Les rejets industriels dans les cours d’eau, accidentels (marées noires de l’Erika et du Prestige) ou intentionnels (dégazage des pétroliers) ont des conséquences irréversibles sur la faune et la flore. (Voir documents 1 et 2, p. 219 du manuel.)

Carte de synthèse : La Terre, planète à risques. (Voir documents 2 et 3, p. 214 et 215 du manuel.)

L’inégale vulnérabilité des sociétés face aux risques
Module : deux sociétés face au risque sismique, le Japon et l’Inde.
1. À l’aide des différents documents, compléter le tableau suivant. (Voir document, p. 220 et 221 du manuel.)


Le Japon
L’Inde
Date, lieu et magnitude du tremblement de terre


Intensité du séisme (ses effets humains et matériels)


Les causes de la catastrophe


La prévention


2. En s’appuyant sur cet exemple et sur ses connaissances personnelles, l’élève doit rédiger un court paragraphe pour expliquer que les catastrophes affectent de manières différentes les populations selon leur niveau de développement.

Les pays développés : des risques en partie gérés
Exposés tout autant que les pays en développement aux aléas de la nature, et, bien que plus vulnérables aux risques technologiques en raison même de leur niveau de développement, les pays riches et développés maîtrisent en partie les risques auxquels ils peuvent être confrontés.
Forts de leur avance technologique et de leurs disponibilités financières, les pays développés disposent de moyens de prévision et de protection adaptés pour gérer ces risques au quotidien et en limiter les effets :
– systèmes de surveillance performants, à la pointe de la technologie (satellites, sondes, etc.) ;
– plans de prévention des risques, équipements adaptés (constructions anti-sismiques, abris anti-cycloniques, digues de protection, systèmes d’alerte efficaces, secours coordonnés et adaptés, campagnes d’information et de sensibilisation ;
– forte réglementation des sites classés dangereux (exemple : directive Seveso selon laquelle tout établissement concerné doit avertir les populations des risques encourus, prévoir des moyens en cas d’accident et s’installer dans une zone peu urbanisée)…
Bien des insuffisances demeurent pourtant malgré tous ces moyens de prévision et de protection.

Les pays en développement : des risques subis
Le sous-développement économique et l’insuffisance de la prévention et de l’information des populations ont pour effet de rendre les pays pauvres plus vulnérables aux différents risques, naturels et technologiques et d’aggraver les effets des catastrophes.
Globalement situés dans la zone intertropicale et soumis à ce titre à des catastrophes fréquentes, les pays pauvres, déjà confrontés aux dangers propres au sous-développement (infrastructures vétustes, usines toxiques et dangereuses, décharges sauvages, eaux polluées) sont mal informés et insuffisamment préparés.
Ils sont le plus souvent démunis face à ces risques et sont ceux qui comptent le plus de victimes de catastrophes (quatre-vingt-dix pour cent des victimes dans le monde).
Les pays en développement n’ont, en effet, pas les moyens d’assurer la protection de leurs populations. Ne disposant pas de moyens techniques et financiers suffisants, les secours sont souvent inorganisés, lents et inefficaces, les systèmes d’alerte et l’information des populations sont inexistants et les moyens de protection peu adaptés.




© CNDP - CRDP de l’académie d’Amiens – « Thém@doc » – Les séismes, 2006.
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