Étude de cas : le tsunami d’Asie du Sud et du Sud-Est.
Documents nécessaires
Les hommes occupent et aménagent la Terre. Géographie seconde. Jacqueline Jalta, Jean-François Joly, Roger Reineri. Éditions Magnard, 2005.

Problématique
Comment une catastrophe d’une telle ampleur a-t-elle pu se produire ?
En quoi cette catastrophe révèle-t-elle la vulnérabilité des populations d’Asie du Sud et du Sud-Est face au risque ?
Un phénomène naturel d’une ampleur exceptionnelle.
1. Qu’est-ce qu’un tsunami ? Comment se forme-t-il ?
Réponse
Un tsunami (terme d’origine japonaise) ou raz-de-marée est une vague unique de taille exceptionnelle engendrée par un séisme, une éruption volcanique ou un glissement de terrain sous-marin se propageant à grande vitesse à travers l’océan avant de submerger les littoraux environnants.

2. À l’aide des documents et des connaissances et recherches personnelles, présenter le tsunami du 26 décembre 2004 (origine, vitesse de propagation, hauteur des vagues, régions et pays touchés, etc.).
Réponse
Le 26 décembre 2004, un violent séisme sous-marin (magnitude 9), né du chevauchement de deux plaques tectoniques au nord de l’île indonésienne de Sumatra, engendre la formation d’un tsunami. Cette immense vague, pouvant atteindre par endroits plus de dix-sept mètres de haut et se déplaçant à plus de 700 km/h, ravagea la plupart des littoraux des pays asiatiques bordant l’océan Indien (Nord-Ouest de Sumatra, Sri Lanka, Malaisie, Thaïlande, littoral oriental de l’Inde, Maldives) et fit plus de 300 000 victimes.

Une catastrophe planétaire.
1. À l’aide des documents et des connaissances et recherches personnelles, dresser le bilan humain et matériel de cette catastrophe.
Réponse
Les pays victimes du tsunami ont subi de lourdes pertes humaines et d’importantes destructions matérielles. Véritable tragédie humaine, le tsunami a fait au total plus de 300 000 morts, 500 000 blessés et a entraîné le déplacement de plus de cinq millions de personnes. Les dégâts matériels sont considérables : des régions entières ont été dévastées, des villes entières submergées par les flots, entraînant le développement de maladies infectieuses très contagieuses ; une grande partie des infrastructures ont été détruites ; l’économie, reposant en grande partie sur le tourisme et les activités liées à la mer, a été profondément affectée.

2. Quels sont les pays les plus affectés par la catastrophe et pourquoi ? Les pays de la région ont-ils été les seuls concernés par la catastrophe ? Justifier.
Réponse
Les pays les plus affectés par cette catastrophe sont ceux situés près de l’épicentre du séisme, c’est-à-dire l’île de Sumatra, l’Indonésie, le Sri Lanka, la Thaïlande, la Malaisie et les îles Nicobar. L’ampleur de la catastrophe s’explique également par la présence de nombreux touristes étrangers (appartenant aux pays occidentaux comme la Suède, l’Allemagne, la Grande-Bretagne) venus passer leurs vacances de fin d’année sur les rives de l’océan Indien (six semaines après la catastrophe, on recensait près de 3 300 victimes étrangères provenant de quanrante-six États différents !).

3. Comment peut-on expliquer l’ampleur de la catastrophe ?
Réponse
L’ampleur de la catastrophe s’explique par la concentration toujours plus importante des hommes et des activités sur le littoral (littoralisation) pour le tourisme, la pêche, le commerce international et par l’absence de système d’alerte dans l’océan Indien pour informer les populations locales et étrangères de l’imminence de la catastrophe.

Secourir et reconstruire : une mobilisation sans précédent.
1. En s’appuyant sur des exemples précis, présenter en détail de quelles façons les populations, à l’échelle locale et internationale, se sont mobilisées face à cette catastrophe d’ampleur exceptionnelle (type d’aides, pays et organismes concernés, etc.).
Réponse
Suite au tsunami du 26 décembre 2004, la communauté internationale, sensibilisée par la dimension mondiale prise par la catastrophe, s’est largement mobilisée pour venir en aide aux victimes du tsunami.
Cette mobilisation, sans précédent, a revêtu de nombreuses formes : aide financière des organismes internationaux et des États (avec de fortes contributions de la part des pays d’Europe occidentale très concernés par la catastrophe) ; aide humanitaire des grands organismes internationaux (Unicef [Fonds d’urgence des Nations Unies pour l’enfance], Unesco [Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture], HCR [Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés], etc.) et des organisations non gouvernementales (Action contre la faim, Médecins sans frontière, etc.) ; multiples actions de solidarité d’entreprises, de collectivités locales, de médias, d’artistes (CD Solidarité Asie) pour inciter les populations à faire des dons en faveur des victimes du tsunami.

2. Quel est le rôle assigné à l’ONU dans la gestion de l’après-tsunami ? Quelles mesures préventives ont été prises au lendemain de cette catastrophe ?
Réponse
L’ONU est chargée de coordonner les secours d’urgence et l’aide à la reconstruction aux pays frappés par le tsunami. Elle veille également au respect des engagements pris par la communauté internationale au moment de la catastrophe. Enfin, l’ONU a fait de la réduction des catastrophes une condition essentielle du développement durable et de la réduction de la pauvreté