Alimentation & Agriculture

Assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable pour l'ONU

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... c'est le meilleur moyen d’aller vers l'extinction de la faim dans le monde pour l'ONU qui a fixé ce but à son objectif de développement durable (ODD) n° 2 [voir le site du PNUD].

Le constat

En effet, malgré les avancées suite aux objectifs du millénaire (2007-2015), " la malnutrition et la faim extrême entravent toujours considérablement le développement de multiples pays. On estime à 795 millions le nombre de personnes chroniquement sous-alimentées en 2014, généralement en conséquence directe de détériorations environnementales, de sécheresses et de l’appauvrissement de la biodiversité. Plus de 90 millions d’enfants de moins de 5 ans souffrent d’une insuffisance pondérale grave. Et une personne sur quatre souffre encore de la faim en Afrique."

Les modalités

Pour éradiquer la faim et la malnutrition d’ici 2030, il faut d'ici à 2030 ...

  • ...que les personnes au niveau mondial, en particulier les plus vulnérables,  .aient "accès tout au long de l’année à une alimentation saine, nutritive et suffisante" ;
  • ... combler "retards de croissance et à l’émaciation parmi les enfants de moins de 5 ans, et répondre aux besoins nutritionnels des adolescentes, des femmes enceintes ou allaitantes et des personnes âgées" ;
  • ... "doubler la productivité agricole et les revenus des petits producteurs alimentaires, en particulier les femmes, les autochtones, les exploitants familiaux, les éleveurs et les pêcheurs, y compris en assurant l’égalité d’accès aux terres, aux autres ressources productives et intrants, au savoir, aux services financiers, aux marchés et aux possibilités d’ajout de valeur et d’emploi autres qu’agricoles" ;
  • ... "assurer la viabilité des systèmes de production alimentaire et mettre en œuvre des pratiques agricoles résilientes qui permettent d’accroître la productivité et la production, contribuent à la préservation des écosystèmes, renforcent les capacités d’adaptation aux changements climatiques, aux phénomènes météorologiques extrêmes, à la sécheresse, aux inondations et à d’autres catastrophes et améliorent progressivement la qualité des terres et des sols" ;
  • ... " préserver la diversité génétique des semences, des cultures et des animaux d’élevage ou domestiqués et des espèces sauvages apparentée[...]  et favoriser l’accès aux avantages que présentent l’utilisation des ressources génétiques et du savoir traditionnel associé et le partage juste et équitable de ces avantages" ;
  • Source : site de l'oNU (déployer l'objectif n°2).

Les programmes scolaire correspondants à compter de 2016/2016 : cycle 4

  • C'est au cycle 4 (5e - 4e -3e) que cette thématique doit être maîtrisée grâce au croisement de différentes disciplines et à la mise en place (suggérée) de  l'EPI "Corps, santé, bien-être et sécurité", autour de l'item "Aliments, alimentation" où la sécurité alimentaire est l'aboutissement de cette chaîne   : " gestion mondiale des ressources alimentaires (production, transport, conservation); chaînes alimentaire  incluant l’être humain ; concentration des contaminants ; produits phytosanitaires, OMGs, ; rôle des micro-organismes dans la production alimentaire ; cultures et alimentation ; épidémie d’obésité dans les pays riches ; sécurité alimentaire".
  • Sont impliquées les disciplines suivantes : la géographie, l’EPS, la chimie, les mathématiques, la technologie, les SVT, les langues vivantes, l’éducation aux médias et à l’information :.
    • la géographie : des ressources limitées en 5e (p. 320) autour de la production alimentaire (p. 326) ; voir aussi les espaces productifs en classe de 3e (dynamiques territoriales : p.323 et 327) ; au cycle 3, on aura pu déjà la question de pression démographique sur les ressources alimentaires en CM1 (p. 180)- en 6e, on posera la question de approvisionnement de la ville (ty compris en denrées alimentaires afin d'améliorer le développement durable (p. 182) ;
    • l’EPS : alimentation, entrainement et hygiène de vie (p. 300) ; ce dernier aspect est abordé dès le cycle 2 (p. 48) et poursuivi en cycle 3 (p. 157)
    • les langues vivants : autour de la connaissance de l’autre à travers ses autres modes de vie ou de consommer (p. 266) [au cycle 2, les recettes culinaires font partie de l'approche culturelle (p. 31) ; l’élève poursuit au cycle 3 par la connaissance du lexique autour des besoins quotidiens (p.135 : dont les besoins alimentaires ?) ;
    • la chimie : autour des applications chimiques en industrie agro-alimentaire (cf p.  340 et EPI Monde économique et professionnel) ;
    • la technologie : l'item Alimentation alimente l'EPI Corps, santé, bien-être et sécurité", soit : "évolutions technologiques en matière de production, de transport, de conservation des ressources alimentaires à l’échelle locale, européenne, mondiale; cultures et alimentation ; moyens techniques pour garantir la sécurité alimentaire. Biotechnologies dans la production alimentaire" (p. 365) ;
    • en SVT, dans leur chapitre "Le corps humain et la santé" (p. 349), on explique certes le devenir des aliments dans le tube digestif (système digestif, digestion, absorption ;nutriments) mais ausii l'élève relie la nature des aliments et leurs apports qualitatifs et quantitatifs pour comprendre l’importance de l’alimentation pour l’organisme (besoins nutritionnels (groupes d’aliments, besoins alimentaires, besoins nutritionnels et diversité des régimes alimentaires...)" ;
    • en mathématiques, il est suggéré d’effectuer "des calculs et comparaisons pour traiter de problèmes (par exemple calculer un indice de masse corporelle p. 372) - dans la cadre de l'EPI "Corps, santé, bien-être et sécurité", opérations de statiques et de proportionnalité savent aux calculs en "sport et sciences "(dont alimentation et entraînement  p. 380)
    • l’éducation aux médias et à l’information veut promouvoir l'adoption progressive d'une démarche raisonnée dans la recherche et le traitement  d'informations (détail p. 382-384 : par exemple suite à des actualités sur les problèmes de faim et malnutrition dans le monde ?).

Lutte contre le gaspillage alimentaire : propositions pour une politique publique

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Dans le cadre de la lutte contre le gaspillage alimentaire, le Premier ministre a confié à Guillaume Garot, Député, une mission visant à identifier les freins qui persistent tout au long de la chaîne alimentaire et de proposer des adaptations du cadre législatif et réglementaire.
A l'issue de la mission les principales propositions de ce rapport (mis en ligne fin avril 2015) sont les suivantes :
-- rendre obligatoire le don des invendus alimentaires consommables à toute association caritative habilitée qui en fait la demande ;
-- interdire la destruction systématique par les industriels de l'agroalimentaire des produits consommables des marques de la grande distribution et en permettre le don à des associations ;
-- promouvoir l'utilisation du doggy bag, par une campagne nationale ;
-- vorganiser des assises territoriales de la lutte contre le gaspillage alimentaire ;
-- introduire le principe de hiérarchie de la prévention du gaspillage alimentaire dans la loi sur la transition énergétique.

Ces dispositiosn ont été reprises dans la nouvelle loi de transition énergétique (vori ici).

La lutte contre le gaspillage alimentaire intégrée dans le parcours scolaire

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... suite à la loi nouvelement votée sur la transition énergétique :

"L’article L. 312-17-3 du code de l’éducation est complété par une phrase ainsi rédigée : «La lutte contre le gaspillage alimentaire est intégrée dans le parcours scolaire au titre des objectifs de la politique de l’alimentation définie à l’article L. 1 du code rural et de la pêche maritime ("petite loi' en ligne au format PDF, p. 74)."

Une telle recommandation s'inscrit dans le cadre de la priorité donnée par la loi ...
... d’une part " à la prévention et à la réduction de la production de déchets, en réduisant de 10 % les quantités de déchets ménagers et assimilés produits par habitant et en réduisant les quantités de déchets d’activités économiques par unité de valeur produite, notamment du secteur du bâtiment et des travaux »
... et de lutte pour la prévention des déchets alimentaire, avec : «Â 1° - La prévention du gaspillage alimentaire ; 2° - ’utilisation des invendus propres à la consommation humaine, à travers le don ou la transformation ; « 3° La valorisation destinée à l’alimentation animale ; 4° L’utilisation à des fins de compost pour l’agriculture ou la valorisation énergétique, notamment par méthanisation. »



publics, en 2020 par rapport à 2010

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