La science du climat, certitudes et incertitudes

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Lors du FOREDD 2015, M. Hervé Le Treut, climatologue  directeur de l'Institut Pierre-Simon Laplace, situe ke débat au niveau scientifique. Il rappelle le contexte général de cette démarche scientifique : le système climatique comme centre d’interactions et sa modélisation (modèles conceptuels et numériques), une prise de conscience tardive, fluctuations naturelles du climat et mécanismes climatiques, mais aussi données pas encore maîtrisées (rôle des nuages, précipitions …)  : quelles certitudes. Mais nombre de prédictions du GIEC ou de modèles (quand on maitrise) des années 1980 se sont avérées justes,  ce qui prouve que la communauté scientifique reste  crédible dans se projections même si elle sait rester humble. Une vidéo en ligne de moins de 48  minutes.
Ensuite, M Patrick Josse, directeur de la climatologie à Météo France, montre d'abord liens et différences entre météorologie et climatologie. Il ancre son exposé dans la même dynamique que celle d’Hervé le Treut :,  partir du patrimoine climatique et en sauvegarder les données anciennes, savoir décrire avec exactitude voire reconstitution les climats du passé, et - à partir de ce suivi climatique : expertiser le présent et prévoir  l’avenir avec toujours des outils de plus en plus fins mais toujours une marge d’incertitudes. Une vidéo de presque 28 minutes.
Enfin, M. Roland Nussbaum -  directeur de la Mission des sociétés d'assurances pour la connaissance et la prévention des risques naturels, FFSA et Gema - avec son regard d'assureur lie à la problématique des risques majeurs la question des coûts (dont prise en charge et mutualisations) et la nécessité d’une adaptation. Il présente les deux outils pour ce faire : la MRN (Mission sur les risques naturels) et l’ONRN (l’observatoire national sur les risques naturels. Il s’agit, dans le cadre de l’action de l’ONU sur les climats, d’améliorer la capacité de résilience de communautés en fournissant à celles-ci  les instruments pour comprendre, réduire ces risques en  s’adaptant, d’abord dans le domaine du risque inondation plus prégnant en France. Il s’attarde sur cette prise en charge indemnitaire de cette sinistralité française, sur la base du choix de la solidarité de la Nation. Il conclut son propos sur l’aspect prévisionnel de l’action des assurances regroupées pour anticiper des effets appelés à doubler bientôt  en prônant par exemple un autre urbanisme grâce à des données sans cesse affinées et à des innovations réfléchies, prise de conscience à la clé.

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