Défendre le plus gros pollueur de la planète : simulation d'enjeux sociétaux en cité scolaire

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Le projet du lycée polyvalent Adolphe Chérioux de Vitry-sur-Seine

Dans le cadre du projet régional « Lycéens franciliens, notre COP 21 », au lycée du Bourget, 96 lycéens de 2nde, originaires de 14 établissements d’Ile-de-France,  se sont réunis, tout au long de la journée du 6 mai 2015, pour parvenir à un accord (simulé) sur le climat.
Pour sa part, le lycée Adolphe Chérioux de Vitry/Seine (académie de Créteil dans le 94) a décidé d'envoyer des lycéens pour jouer une simulation de délégation de la Chine pour négocier à la fois sur la forêt et sur l'atténuation. Ou : de la difficulté de plaider les intérêts du pays le plus pollueur de la planète en épousant son état d’esprit...   Prise de conscience des situations des pays les uns envers les autres, apprentissage de la négociation, appropriation du dossier climatique, et aussi développement de compétences géographiques, linguistiques, comportementales  et d’empathie (entre autres) à la clé.

Particularité e ce lycée : il abrite un lycée général, un lycée technologique et un lycée professionnel dont les élèves ne se côtoient guère et où les enseignants n'ont pas l'habitude de travailler ensemble

Des vidéos du PNC EDD

  • Sonia Jedsrejewski, professer de SVT en lycée généra retrace l'enjeu de cette approche pluridisciplinaire : faire comprendre la problématique du changement  climatique, amener à se rencontrer des élèves qui ne se croisent jamais, donner envie aux élèves de s’emparer de sujets sociétaux (prise de parole, construction d’argumentation)  Puis elle retrace les étapes du travail : documentation sur la Chine, apprentissage du débat. Elle met en exergue l’apport de cette simulation : des élèves qui perçoivent le problèmes moins abstraitement, une autre pédagogie et une autre relation enseignants/élèves à base de réactivité par les professeurs et bénéfique pour les deux parties,  une approche  interdisciplinaire. Une vidéo de 5 minutes 9 s. Cette approche est confirmée et précisée par Laurent Lasseron, enseignant en physique-chimie, autour des trois points préparés (climat, négociation/débat, Chine) mais plus encore sur la rupture pédagogique avec les cours traditionnels surtout dans  l'appropriation en ce sens des cours d'accompagnement personnalisé (une vidéo d'une minute 42). Sabrina, élève de seconde générale, a été chef de délégation pour représenter la Chine (elle a prononcé le discours d’ouverture). Elle a bien défendu celle-ci pour les forets avec Mariam (elle "n'a rien lâché", pas ceux qui représentaient la Chine au groupe sur l’atténuation qui a dû baisser ses GES à 70%) face au Brésil. Elle conte comment elle a réussi à s’approprier à la fois la problématique chinoise, à en adopter le point de vue mais aussi celle de la nécessité de ne pas émettre plus d e2° en 2050. Une élève motivéé en 2 minutes 8 s.Mariam, sa "comparse" qui a défendu la Chine "sur le plan forêts", montre elle aussi comment elle a instrumentalisé le Brésil déforestreur accusé pour détourner l'attention... mais rappelle q'on n'a pas évité de céder 30% compte-tenu de la pression des autres en termes de PIB et d'IDH (indice de développement humain). Une simulation qui lui a apporté connaissances et prise de conscience, mais aussi compétences pour la prise de parole et l' argumentation. Maeva, élève (même classe) défenseuse de la Chine pour l'atténuation, confirme cette optique en une minute 6 s. Louise (même classe : 46 secondes) semble, elle, avoir trouvé très difficile cette tâche de défendre la Chine, quand l'objet c'est la sauvegarde de l'environnement avec une  politique d’atténuation ....
  • Cette dynamique se traduit en section technologique (témoignage de Broderie, élève en Elec : une vidéo d'une minute 33) très fier à la fois d 'avoir défendu ce pollueur mais aussi d’avoir reculé pour engager ce pays à ne plus émettre que 70% de ses GES, même si l’augmentation mondiale suite à cette décision sera de 2,6 C. et non au plus 2 C. Cette simulation fut l'occasion de pénétrer dans le parlement européen de e Strasbourg et d'une rencontre de ses élus : le développement durable devient un vrai sujet.

  • Hervé Rivière, professeur de Lycée professionnel en enseignement électrotechnique, se fait le porte-parole d'une classe non retenue pour simuler au Bourget mais qui dans le lycée a porté  la position de a la France face à la Chine. Cette action s'est appuyée sur les rapports du GIEC pour la compréhension de la machine climatique, s'inscrivait dans une pédagogie du projet (mais là sans réalisation d’ objet technique). Elle a développé des compétences transversales d’autant mieux que depuis deux ans ces élèves ont abordé déjà de thématiques du développement durable. L’enseignant souhaite in fine prolonger cette situation par l’élaboration d’un passeport qui valorise les acquis extra-disciplinaires des élèves et par une autre projet aussi mobilisateur à définir en équipe. Azzedine, élève en 1ère de cette section, qui assumé la représentation de la Chine par rapport à l’atténuation, montre comment les uns ont forcé ce pays à abonder le fonds vert tandis que d’autres lui reprochaient de trop tarder. Ce fut l'occasion pour cet élève de mieux appréhender les solutions au réchauffement climatique : énergies renouvelables, panneaux solaires, économies d'énergies. Il en est ressorti contient de enjeux et responsabilisé (une vidéo de 1 minute 31).

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