Education au développement durable

Simulation/jeu de rôle, climat et négociations en LP francilien vers la COP 21

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Le projet

Le lycée professionnel Charles Petier de Villeneuve-la-Garenne a été choisi pour mettre en œuvre sa simulation de négociations internationales sur le changement climatique. Le lycée fait partie des EPLE choisis par la région Île de France et ses académies pour représenter fictivement un pays dans le cadre de l’opération francilienne "Notre COP 21" où il représente le Bangladesh. Ses élèves doivent plaider la cause de ce pays pauvre et vulnérable devant l'exigence d'un accord garantissant que la température globale  ne dépassera pas 2 degrés en 2050. Pour cela il faut connaitre ses dossiers pour argumenter, se faire des alliés, avoir une stratégie commune puis négocier. Telle est la "missions' de ces lycéens de seconde professionnelle du Bac Pro Commerce, démarche explicitée par Lolita, chef de la délégation lors de la confrontation fictive avec les élèves franciliens représentants d’autres pays (dont les USA par le Lycée L. Michel de Bobigny).

Des enseignant(e)s dans l’interdisciplinarité et la COP 21

Le décor est posé par plusieurs enseignants : deux professeures - une en biotechnologies/PSE et l'autre en anglais (Mmes Samira Zaoui et Lebna Zakaria) – rappellent les enjeux et modalités de ce jeu de rôle, fédérateur par son  interdisciplinarité, qui a aidé à motiver les élèves en activant chez eux des compétences qui leur redonnent confiance en eux-mêmes ... et à  apprendre aux enseignants à travailler autrement. François Gaudin, qui enseigne l’histoire et la géographie, confirme : émergence de compétences chez des élèves « compliqués », des enseignants qui travaillent en interdisciplinarité et en équipe malgré des disciplines d’abord assez cloisonnées. Aziz Bouzelmat, professeur d’économie, fait le même constat : de la démotivation à l’enthousiasme chez les élèves, un développement durable partagé par toute l’équipe enseignante avec mise en oeuvre d’une autre façon d‘enseigner pour les professeurs et d’apprendre/d’activer des compétences (y compris non disciplinaires) chez les élèves.

Des élèves de la difficulté à la découverte, du scepticisme à l'enthousiasme

Parmi ces élèves, la plupart viennent au projet jugé au-dessus de leurs forces  grâce à leurs enseignants (cas de Steeve) ou (comme Loïc ou Christophe) par le biais du film Les héritiers [au lycée Léon Blum de Créteil, une prof décide de faire passer un concours national d'Histoire à sa classe de seconde la plus faible - cette rencontre va les transformer]. Puis ils veulent faire émerger leurs propres capacités (Steeve, Loïc, Cristove), s’emparant de la problématique du Bangladesh défendant leurs projets locaux de constructions / rénovations. C’est aussi l’occasion de rappels : alimentation d’un fonds vert, problème des réfugiés climatiques utilisés comme menace,  surtout différentiel entre pays riches et pays pauvres.

Les interviews en vidéos du PNC EDD

Des enseignant[e]s : Mmes Samira Zaoui (PSE-biotechnologies) et Lebna Zakaria (anglais) : un peu moins de 5 minutes . - François Gaudin  (géographie): deux minutes 42 - - . Aziz Bouzelmat (économie) : 3 minutes 3.

Des élèves impliqués : Lolita (chef de délégation) : 2 minutes 16 – Christophe (le projet, ses implications, sa problématique) : 2 minutes 30 - Steeve (participant – ses motivations) : 1 min. 49 – Loïc (négociateur, fonds vert et projets locaux) : 2 minutes 22. -

Des liens complémentaires

Autour du projet "lycéens franciliens, notre Cop21" (site académique de Versailles -  voir aussi celui de l’académie de Créteil)  -  « Décryptage : Fonds vert et financement climat » depuis le site de la COP 21 -




 

Se prendre pour les Etats-Unis et simuler le président Obama pour le climat/la COP 21

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Le projet du lycée Jean Renoir de Bobigny

Dans le cadre du projet régional « Lycéens franciliens, notre COP 21 » , le lycée Louis Michel à Bobigny (académie de Créteil dans le 93) a décidé d'envoyer des lycéens pour jouer une simulation de délégation des Etats-unis aux négociations internationales sur le réchauffement climatique non moins simulées.  Ou : de la difficulté de plaider les intérêts du pays le plus riche et le plus puissant en épousant son état d’esprit, de se mettre dans la peau d’un Obama président des USA dont il faut mimer le langage, la gestuelle et autres, ou d’un citoyen ordinaire américain plus préoccupé de croissance que de la planète … Prise de conscience des situations des pays les uns envers les autres, apprentissage de la négociation, appropriation du dossier climatique, et aussi développement de compétences géographiques, linguistiques, comportementales  et d’empathie (entre autres) à la clé.

Des vidéos du PNC EDD

Marc Pelleschi, professeur de SVT, re-situe les enjeux de cette simulation : comprendre les enjeux de la COP21 et le réchauffement cilimatique/comprendre pourquoi il faut négocier : pas simple dans les deux cas. Ces thématiques sont étudiées dans un cadre interdisciplinaire (SVT, maths, SES, anglais, français) et ont donné lieu à des heures de cours mutualisées (une vidéo de 1 min. 54). De son côté, M. Estade, enseignant d’anglais montre en une minute et demie comment « ses » élèves ont joué le jeu de simulation dans sa classe de ce fait et dû lire la presse des USA, parler et argumenter en anglais : ils se sont souvent révélés à cette occasion, en maîtrise de la langue ou de la négociation.
Soumaya, lycéenne en classe de seconde, devient l’ambassadrice des USA dans cette simulation : elle a intégré la nécessité américaine de ne pas aller trop loin dans son engagement pour atténuer ses rejets de CO21 (il en faut pas compromettre son évolution favorable) et a pris conscience de ses enjeux : une vidéo d'une minute 21.
De son côté, Nathan (même classe, même lycée) a pris en charge la thématique de l’atténuation  pour ces mêmes USA : même s’il a tenu la position (participer financièrement par rapport à ce grand pays, oui mais pas trop) en plaidant les circonstances atténuantes, il a admis qu’il fallait faire des efforts et dû transiger, ne serait-ce que pour tenir son rang. Un jeu de rôle stimulant et divertissant selon lui, occasion de se mettre au point en termes de développement, durable et de climat une vidéo de 2 minutes 36.
Dans une vidéo d’un peu plus d’1 minute et demie. Laetitia a incarné Barak Obama dont elle a dû (ap)prendre les postures et les « tics . Elle argumente face à la société  américaine pour la convaincre que ‘l’écologie n’est pas l’ennemie de l’économie. Elle à intégré l’importance de sa génération dans es années à venir et s’est  approprié  une problématique  qui lui était it mal connue. Son rêve (en français et en anglais) : photographier  le président des USA à la vraie COP 21.
Amina exprime son angoisse initiale de devoir se mettre dans la peau d’une vraie négociatrice américaine compte tenu de la place du pays représenté. Elle rappelle l’enjeu et ses modalités, dit son enthousiasme pour ce jeu de rôle où elle négocie avec le Brésil pour une continuation de l’exploitation de sa forêt tout en respectant les droits élémentaire. Si l’exercice fut difficile, il est aussi motivant et devrait être à son avis réédité. Une vidéo d’1 minute. Puis en vingt-cinq secondes dans une autre vidéo elle retrace le problème climatique dans ses effets les plus visibles et dans les actions pour le combattre ou l’atténuer.

Deux rappels : la COP 21 et la simulation lycéenne francilienne

Le 6 mai 2015, au Bourget (Seine St Denis), des élèves de classes de 2nde de 14 lycées volontaires ont "incarné" des Etats lors une simulation de conférence internationale dans le cadre de la Cop 21 qui se déroulera en décembre 2015 : l’aboutissement d‘un projet pédagogique commun aux 3 académies d’Île de France (Paris, Créteil, Versailles) mené dans une dynamique interdisciplinaire (SVT, histoire – géographie, mais aussi SES, langues, lettres, …). Grâce à ce projet, ces élèves (de lycée général, de LT, de LP) doivent s'approprier de sérieuses bases scientifiques (rapports du GIEC, principes d’atténuation et d’adaptation, contextes politiques et économiques des pays ...) pour comprendre la complexité des enjeux du changement climatique et des négociations internationales. C’est aussi pour eux l’occasion d'acquérir des compétences en communication pour préparer les séances de présentation des positions défendues par les pays le 6 mai 2015 et lors de la création de documents vidéos qu’ils réalisent tout au long du projet.

Voir aussi :

Défendre le plus gros pollueur de la planète : simulation d'enjeux sociétaux en cité scolaire

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Le projet du lycée polyvalent Adolphe Chérioux de Vitry-sur-Seine

Dans le cadre du projet régional « Lycéens franciliens, notre COP 21 », au lycée du Bourget, 96 lycéens de 2nde, originaires de 14 établissements d’Ile-de-France,  se sont réunis, tout au long de la journée du 6 mai 2015, pour parvenir à un accord (simulé) sur le climat.
Pour sa part, le lycée Adolphe Chérioux de Vitry/Seine (académie de Créteil dans le 94) a décidé d'envoyer des lycéens pour jouer une simulation de délégation de la Chine pour négocier à la fois sur la forêt et sur l'atténuation. Ou : de la difficulté de plaider les intérêts du pays le plus pollueur de la planète en épousant son état d’esprit...   Prise de conscience des situations des pays les uns envers les autres, apprentissage de la négociation, appropriation du dossier climatique, et aussi développement de compétences géographiques, linguistiques, comportementales  et d’empathie (entre autres) à la clé.

Particularité e ce lycée : il abrite un lycée général, un lycée technologique et un lycée professionnel dont les élèves ne se côtoient guère et où les enseignants n'ont pas l'habitude de travailler ensemble


Des vidéos du PNC EDD

  • Sonia Jedsrejewski, professer de SVT en lycée généra retrace l'enjeu de cette approche pluridisciplinaire : faire comprendre la problématique du changement  climatique, amener à se rencontrer des élèves qui ne se croisent jamais, donner envie aux élèves de s’emparer de sujets sociétaux (prise de parole, construction d’argumentation)  Puis elle retrace les étapes du travail : documentation sur la Chine, apprentissage du débat. Elle met en exergue l’apport de cette simulation : des élèves qui perçoivent le problèmes moins abstraitement, une autre pédagogie et une autre relation enseignants/élèves à base de réactivité par les professeurs et bénéfique pour les deux parties,  une approche  interdisciplinaire. Une vidéo de 5 minutes 9 s. Cette approche est confirmée et précisée par Laurent Lasseron, enseignant en physique-chimie, autour des trois points préparés (climat, négociation/débat, Chine) mais plus encore sur la rupture pédagogique avec les cours traditionnels surtout dans  l'appropriation en ce sens des cours d'accompagnement personnalisé (une vidéo d'une minute 42). Sabrina, élève de seconde générale, a été chef de délégation pour représenter la Chine (elle a prononcé le discours d’ouverture). Elle a bien défendu celle-ci pour les forets avec Mariam (elle "n'a rien lâché", pas ceux qui représentaient la Chine au groupe sur l’atténuation qui a dû baisser ses GES à 70%) face au Brésil. Elle conte comment elle a réussi à s’approprier à la fois la problématique chinoise, à en adopter le point de vue mais aussi celle de la nécessité de ne pas émettre plus d e2° en 2050. Une élève motivéé en 2 minutes 8 s.Mariam, sa "comparse" qui a défendu la Chine "sur le plan forêts", montre elle aussi comment elle a instrumentalisé le Brésil déforestreur accusé pour détourner l'attention... mais rappelle q'on n'a pas évité de céder 30% compte-tenu de la pression des autres en termes de PIB et d'IDH (indice de développement humain). Une simulation qui lui a apporté connaissances et prise de conscience, mais aussi compétences pour la prise de parole et l' argumentation. Maeva, élève (même classe) défenseuse de la Chine pour l'atténuation, confirme cette optique en une minute 6 s. Louise (même classe : 46 secondes) semble, elle, avoir trouvé très difficile cette tâche de défendre la Chine, quand l'objet c'est la sauvegarde de l'environnement avec une  politique d’atténuation ....
  • Cette dynamique se traduit en section technologique (témoignage de Broderie, élève en Elec : une vidéo d'une minute 33) très fier à la fois d 'avoir défendu ce pollueur mais aussi d’avoir reculé pour engager ce pays à ne plus émettre que 70% de ses GES, même si l’augmentation mondiale suite à cette décision sera de 2,6 C. et non au plus 2 C. Cette simulation fut l'occasion de pénétrer dans le parlement européen de e Strasbourg et d'une rencontre de ses élus : le développement durable devient un vrai sujet.

  • Hervé Rivière, professeur de Lycée professionnel en enseignement électrotechnique, se fait le porte-parole d'une classe non retenue pour simuler au Bourget mais qui dans le lycée a porté  la position de a la France face à la Chine. Cette action s'est appuyée sur les rapports du GIEC pour la compréhension de la machine climatique, s'inscrivait dans une pédagogie du projet (mais là sans réalisation d’ objet technique). Elle a développé des compétences transversales d’autant mieux que depuis deux ans ces élèves ont abordé déjà de thématiques du développement durable. L’enseignant souhaite in fine prolonger cette situation par l’élaboration d’un passeport qui valorise les acquis extra-disciplinaires des élèves et par une autre projet aussi mobilisateur à définir en équipe. Azzedine, élève en 1ère de cette section, qui assumé la représentation de la Chine par rapport à l’atténuation, montre comment les uns ont forcé ce pays à abonder le fonds vert tandis que d’autres lui reprochaient de trop tarder. Ce fut l'occasion pour cet élève de mieux appréhender les solutions au réchauffement climatique : énergies renouvelables, panneaux solaires, économies d'énergies. Il en est ressorti contient de enjeux et responsabilisé (une vidéo de 1 minute 31).

Voir aussi ...
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