CANOPE academie d'Amiens

Ovillers-la-Boisselle – 80 – Lochnagar Crater, trou de mine

 
laBoisselle3
 
laBoisselle3laBoisselle4laBoisselle2laBoisselle1

Lochnagar Crater

Depuis quelques décennies, à 7 heures 28, chaque premier juillet retentissent un sifflet et le bruit d’un pétard que l’on claque. Deux sons qui rappellent l’explosion de la mine de Lochnagar à ce moment précis, en 1916. Sont présentes, tout autour de ce cratère de près de cent mètres de diamètre, plusieurs centaines de personnes essentiellement britanniques venues commémorer cet événement de la Première Guerre mondiale. Empreinte d’un désir profond de ne jamais oublier les disparus, d’une volonté de réconciliation de toutes les nations qui ont combattu et d’un message de paix universelle, la cérémonie voulue ainsi par le propriétaire du site depuis 1978, Richard Dunning, se termine par le dépôt de milliers de coquelicots. La mine se transforme alors en un cratère rougeoyant, semblant mettre au jour le sacrifice des soldats le 1er juillet 1916. Ce jour, le plus sombre de toute l’histoire de l’armée britannique, marque le début de la bataille de la Somme. L’offensive alliée fut précédée par six journées de bombardements intensifs et ininterrompus. Quelques minutes avant l’assaut, plusieurs mines devaient exploser sous les tranchées allemandes pour créer le chaos et la confusion dans les rangs ennemis. Le Lochnagar Crater est la trace mémorielle de l’une de ces mines. Durant plusieurs semaines, des tunneliers gallois creusèrent une galerie souterraine depuis l’orée du bois de Bécourt situé à plusieurs centaines de mètres pour déposer, sous la première ligne allemande, une charge de 27 tonnes d’ammonal. Le creusement de ce tunnel relevait d’un travail dantesque. Les mineurs progressaient de 45 centimètres par jour sur une hauteur de 90 cm. Tout bruit pouvant attirer l’attention des guetteurs allemands, ils ne devaient ni parler ni émettre le moindre son qui aurait trahir leur présence.

La charge explosa à 7 h 28, soit deux minutes avant l’attaque. L’effet escompté n’eut pas vraiment lieu puisque la position ne fut conquise par les Britanniques que quelques jours plus tard.