CANOPE academie d'Amiens

Marquaix-Hamelet – 80 – Chapelle Notre-Dame de Moyenpont

 
Marquaix-Hamelet-80-Notre dame de Moyenpont
 
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A la fin du XIXème siècle, Lourdes est un lieu de dévotion qui s’impose à l’ensemble des croyants. Les lieux où la vierge Marie apparaît à Bernadette Soubiroux, à la fin du Second Empire, font l’objet d’un pèlerinage qui devient national. Le Dimanche, la semaine religieuse du diocèse d’Amiens, fournit ainsi aux croyants les horaires des trains en partance vers cette destination du Sud de la France. Les premiers « voyages organisés ».

Auparavant, ces voyages religieux étaient essentiellement locaux, une journée de marche qui rassemble la communauté du village, une longue procession. Les fidèles dans le département de la Somme se partagent ainsi entre Notre-Dame de Montflières, près d’Abbeville, et Notre-Dame de Brebières, la basilique d’Albert. La vallée de la Somme ou le Santerre, l’Ouest ou l’Est d’Amiens. D’autres lieux, plus confidentiels, font également l’objet d’une pratique religieuse régulière. Depuis le début du XVIIème siècle, la chapelle Notre Dame de Moyenpont, près de Marquaix-Hamelet par exemple, est un lieu très fréquenté par les populations des environs.

Celle-ci peut toujours se visiter près de Roisel, à l’Est du département. Détruit pendant la première Guerre mondiale, en 1917, le monument ne doit son salut qu’au mécénat de la Baronne Perthuis de Laillevault. Car, si des « sociétés coopératives de reconstruction » organisent les travaux de réhabilitation des églises de village, grâce aux dons des paroissiens, les petits monuments (croix de chemin, oratoires et chapelles), liés aux dévotions traditionnelles, demeurent délaissés.

Utilisant sa fortune personnelle, celle-ci entreprend de relever cette chapelle Notre Dame de Moyenpont à l’identique, en 1925. Le monument est bénit peu après par monseigneur Lecomte, évêque d’Amiens, le 13 mai 1926. Sa haute façade de style néoclassique, que surmonte un clocher, est construite en pierres, le corps du bâtiment étant lui élevé en briques. L’intérieur surtout abrite des éléments de décor remarquables. Des fresques, représentant la vie des Poilus, couvrent les murs ; un autel de marbre blanc est orné d’une statue de la Vierge à l’enfant enveloppée dans un manteau cousu de fils d’or.

Marc Nadaux